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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 14:41

Daech frappe aussi en Tunisie jeudi 26 novembre 2015, par BARON Alain

Mardi 24 novembre, Daech a frappé en plein cœur de la capitale, tuant 12 membres de la Garde présidentielle et blessant une vingtaine d’autres personnes. En ciblant un corps sécuritaire d’élite, Daech a voulu terroriser la population en cherchant à démontrer que personne ne devait désormais se sentir à l’abri.

Cet acte intervient 11 jours après la sinistre soirée du vendredi 13 novembre qui avait déjà fortement ébranlée les Tunisien-ne-s : - chacun d’entre eux a en effet au moins un proche en France, et deux Tunisiennes figuraient d’ailleurs dans la liste des victimes ; - le même jour, dans une région pauvre de l’intérieur de la Tunisie, un jeune berger était décapité de façon particulièrement atroce.(1)

Le massacre du 24 novembre intervient dans une période où le mouvement social était en plein essor après plusieurs années de recul et de déceptions : Depuis un an en effet, les luttes ont atteint un niveau rarement atteint, avec par exemple : - trois mois de blocage du bassin minier de Gafsa par des jeunes chômeurs revendiquant un emploi, - plus de six mois de luttes résolues dans le secteur public pour mettre un terme à la dégradation continuelle du pouvoir d’achat.

~Une série d’avancées avaient été arrachées dans les salarié-e-s du public et, dans la foulée, l’UGTT avait programmé dans le secteur privé un cycle national de grèves régionales entre le 19 novembre et le 1er décembre. La première étape a eu lieu le 19 novembre avec une grève, a environ 90 % dans les 164 plus grandes entreprises privées de la région de Sfax. Les grévistes avaient reçu le renfort de salariés du public ayant débrayé en solidarité. Le rassemblement et la manifestation ont connu une participation comparable à la grève générale régionale ayant précédé la chute de Ben Ali.

~Coïncidence du calendrier ou intention délibérée, la seconde étape du cycle de grèves dans le privé devait normalement avoir lieu dans le Grand Tunis le 25 novembre. Mais suite à l’attentat survenu la veille vers 17h, l’UGTT a reporté cette grève et les suivantes. Dès le 24 au soir, le pouvoir a par ailleurs réinstauré l’état d’urgence qu’il avait été contraint de lever suite aux mobilisations de début septembre contre le projet de loi de blanchiment des corrompus de l’ancien régime. Cette chape de plomb sécuritaire a même été renforcée avec l’instauration du couvre-feu de 21h à 5h du matin dans la région de Tunis. Comme le font Hollande et Valls en France, le pouvoir tunisien utilise les menées terroristes pour empiéter sur les droits démocratiques. Il est trop tôt pour connaitre l’effet de la situation actuelle sur les luttes en cours. Néanmoins, certains signes montrent que la population n’est pas prête à se laisser intimider par le totalitarisme islamiste, ni par l’état d’urgence : - Les amoureux du cinéma, et notamment beaucoup de jeunes, se sont rendus en masse dès le 25 aux projections organisées à Tunis dans le cadre du très populaire festival cinématographique annuel que les organisateurs avaient refusé d’annuler malgré les pressions du pouvoir. Par ailleurs, profitant du retour du soleil, les terrasses des cafés avaient retrouvé à peu près leur animation habituelle. - Malgré l’état d’urgence, le rassemblement hebdomadaire du mercredi pour exiger la vérité et la justice sur l’assassinat de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi avait par ailleurs été maintenu le 25 par les organisateurs. Les participant-e-s se sont rendus en cortège jusqu’au lieu où avait eu lieu l’attentat de la veille.

Tunis, le 26 novembre 2015

~Traduction en castillan sur Viento Sur http://vientosur.info/spip.php?article10739

~Note : Témoignage suite à la décapitation de Mabrouk Soltani par Daech, le 13 novembre http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36457

~P.-S.

* Articles liés : Grève réussie dans le secteur privé de la région de Sfax (21 novembre) http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36456 L’UGTT et l’UTICA, irréconciliables malgré les multiples tentatives de médiation (18 novembre) http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36417 Pourquoi les négociations sociales sont-elles bloquées dans le secteur privé ? (17 novembre) http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36416 Sfax à la veille de la grève générale régionale du 19 novembre (15 novembre) http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36429 Samar Tlili : L’émergence d’une nouvelle génération militante en Tunisie (13 novembre) http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36458 Vers une nouvelle vague de grèves en Tunisie (12 novembre) http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36340 Tunisie, bientôt cinq ans après (3) : de multiples résistances, dont des grèves d’ampleur programmées dans le secteur privé (3 octobre 2015) http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36358

* Autres articles concernant la Tunisie http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique130 Certains de ces articles sont uniquement accessibles en cliquant sur la sous-rubrique concernée : A gauche http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique1029 Syndicalisme http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique1337 Femmes http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique985 Histoire http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique1027 Economie http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique1026 Islamisme http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique1088 Rechercher : English Recherche par mot-clé Recherche par auteur Liens Dans la même rubrique Daech frappe aussi en Tunisie Samar Tlili : L’émergence d’une nouvelle génération militante en Tunisie Tunisie : Témoignage suite à la décapitation de Mabrouk Soltani par Daech, le 13 novembre Tunisie, bientôt cinq ans après (3) : de multiples résistances, dont des grèves d’ampleur programmées dans le secteur privé Radhia Nasraoui : « La pratique de la torture est la responsabilité de tous les tunisiens » Tunisie : bientôt cinq ans après la chute de Ben Ali (1) Arrêt des poursuites contre l’avocat tunisien Ali Kalthoum ! Tunisie : Communiqué à propos de l’exclusion de la société civile des travaux de l’Assemblée des Représentants du Peuple Reprise de la mobilisation contre le blanchiment des corrompus de l’ère Ben Ali Tunisie : Que récompense le Nobel ?

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 14:34

La barbarie est l’ennemi de l’humanité Unis et solidaires nous vaincrons !

Une nouvelle fois, après avoir décapité la semaine dernière un jeune de la région de Sidi Bouzid, les forces de l’obscurantisme, les assassins des temps nouveaux, ennemis de l’Humanité, ont attaqué un bus de la sécurité présidentielle, en plein centre de Tunis, à l’avenue Mohamed V. 12 agents des forces de la sécurité présidentielle sont assassinés et plusieurs blessés hospitalisés. Certes ce n’est pas la première fois, ni la dernière que les adeptes de DAECH font subir à notre peuple, sa jeunesse et ses vaillantes forces de sécurité et de son armée des pertes aussi lourdes. Un consensus national et une union nationale regroupant toutes les forces politiques et de la société civile, les forces de la démocratie et de la liberté ainsi que les Tunisiens à l’étranger, sont un impératif pour défaire ces abominables assassins. L’Association des Tunisiens en France, ses militants et ses associations :

• Condamnent l'attentat qui a frappé Tunis, la capitale de notre pays avec la plus grande fermeté,

• Présentent leurs sincères condoléances aux familles des martyrs et leur solidarité avec leurs familles et celles des blessés et souhaitent à ces derniers un prompt rétablissement.

• Rappellent que les derniers attentats en Tunisie, à Paris et à Saint Denis en France, à Beyrouth et en Égypte comme au Mali et au Nigéria, montrent bien que les Djihadistes, ces barbares sans foi ni loi sont les ennemis de toute l’Humanité.

• S’engagent à rester mobilisés pour mener avec toutes les forces éprises de paix en Tunisie, en France et dans le monde pour s’associer et mener toute action qui neutralisent ces criminels,

• L’ATF et ses associations font appel à toutes les associations, les organisations et les personnes éprises de paix et d’Humanité à l’union sans faille contre les barbares et les assassins.

Nous appelons toutes les associations de l’immigration, les associations françaises et les forces démocratiques de France à une réunion de concertation pour étudier ensemble une forme de riposte unitaire :

Demain 25/11/2015 à partir de 19h30 À l’Espace Farabi, 3-5, rue Louis Blanc, 75010 Paris

P/°Le Bureau National d’ATF

Le Président de l’ATF Mohamed-Lakhdar ELLALA

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 14:27

Tunisie : Grève réussie dans le secteur privé de la région de Sfax samedi 21 novembre 2015, par MOULEH Mohamed Abdel

Sommaire

Dans quel contexte se situent Pourquoi les grèves ont-elles Une grève réussie Des grèves capitales pour (...) Aux alentours du 15 novembre, l’UGTT de Sfax ressemblait à un nid d’abeilles. Etait à son ordre du jour la réussite de la grève régionale annoncée pour le 19. Celle-ci inaugurait un cycle de grèves comparables dans l’ensemble des régions de Tunisie. Dans quel contexte se situent ces grèves ? Il est indispensable de rappeler que la centrale UGTT a été un acteur politique majeur en 2013-2014. (1) Elle a réussi pendant cette période à imposer la reconnaissance de son rôle historique dit « national », en tant qu’élément d’équilibre et de stabilité du pays. Les interlocuteurs de l’UGTT espéraient qu’il en résulterait l’instauration d’une « paix sociale » de deux ans, ainsi qu’un silence du syndicat au sujet des « réformes » imposées par le Plan d’ajustement structurel dicté par le FMI et les autres bailleurs de fonds. (2) Mais simultanément, l’UGTT se devait de répondre aux attentes des salarié-e-s, décidé-e-s à mettre fin à la dégradation continuelle de leur pouvoir d’achat. * Dans le secteur public, entre novembre 2014 et juin 2015, ont eu lieu maintes grèves et mobilisations, parties de plusieurs secteurs comme par exemple l’enseignement et la santé publique. Des augmentations et des primes spécifiques ont pu être arrachées. * De son côté, le patronat tunisien a persisté à ne pas appliquer une grande partie des accords sectoriels conclus avec l’UGTT dans le secteur privé. Invoquant la crise économique, il n’envisage à ce jour que des augmentations salariales minimes, ne devant pas dépasser le taux d’inflation proclamé par le pouvoir et qui est très en deça de la réalité. Suite au blocage des négociations dans le secteur privé, la Commission administrative nationale de l’UGTT a décidé, le 8 novembre, le déclenchement d’une série de grèves régionales. Les dates en ont été précisées le 12 novembre. Et, comme d’habitude, la première grève concerne la région de Sfax où elle a été décidée pour le 19 novembre. Pourquoi les grèves ont-elles commencées par la région de Sfax ? La région de Sfax est la première région industrielle du pays, et une des plus combatives. C’est la plus rodée et la plus opérationnelle lors des grandes mobilisations ou grèves. Cela a par exemple été le cas lors de la fameuse grève générale régionale du 12 janvier 2011 qui a été un des principaux préludes à la fuite de Ben Ali. Il en a été de même suite aux assassinats politiques de 2013. L’Union régionale de Sfax est également la pierre angulaire de l’UGTT pour des raisons historiques : c’est le lieu de naissance de l’UGTT et de nombre de ses dirigeants, dont le premier secrétaire général et héros national Farhat Hached. La tradition veut que deux membres du Bureau exécutif de l’UGTT sur treize proviennent de cette région. Les militants ont fait le maximum pour réussir une mobilisation d’ampleur, digne de la réputation de la région, en vue d’organiser une véritable démonstration de force. Une grève réussie L’UGTT de Sfax avait appelé les salariés des 164 plus grandes entreprises du privé à faire grève le 19 novembre. La mobilisation dans le privé s’est adossée sur des secteurs clés, connus pour leurs traditions combatives et militantes, ainsi que par leur poids dans la région : la chimie et le pétrole (3), le textile, la construction métallique ainsi que le secteur de la restauration. Ce mouvement a été un franc succès avec un taux de participation de l’ordre de 90 % et des débrayages de solidarité dans le secteur public. Dans le secteur public, l’UGTT avait appelé les salariés à débrayer en solidarité pour se rendre à l’assemblée générale du secteur privé devant le siège de l’UGTT. Le nombre total de personnes présentes rappelait le 12 janvier 2011, où la grève générale de Sfax avait joué un rôle déterminant dans la chute de Ben Ali. Au balcon de l’Union régionale avaient pris place trois membres (sur treize) du Bureau exécutif national de l’UGTT, l’ensemble des membres du Bureau régional, les secrétaires généraux des Unions régionales de Ben Arous et Jendouba. Pendant les discours des dirigeants, fusaient de multiples slogans. Certains visaient violemment la porte-parole du syndicat patronal : « Bouchamaoui dégage ». D’autres exigeaient avec détermination la satisfaction des revendications salariales : « L’augmentation des salaires n’est pas une aumône », « Bande de voleurs, l’augmentation est un droit et pas une faveur », « Nous ne céderons pas », « On en a marre des humiliations et de la misère ». Les femmes et les jeunes avaient une présence très visible. Dans son discours, le secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé, Belkacem Ayari, a réaffirmé avec force les revendications des salarié-e-s sous les cris de la foule. Il a notamment rappelé que la grève de la région de Sfax était la première d’une série de grèves et de mobilisations visant à arracher des augmentations salariales et la négociations d’une nouvelle convention pour le secteur privé en 2016. Tout le monde est ensuite parti en manifestation jusqu’au siège du Gouvernorat (l’équivalent de ce que sont en France les Préfectures). Le cortège, regroupant plus de 20 000 participant-e-s, avait une allure rappelant la manifestation historique du 12 janvier 2011.... mis à part l’absence cette fois-ci de matraques et de gaz lacrymogènes. On y trouvait un grand nombre de banderoles sur lesquelles étaient inscrites les revendicatioque ns, ainsi des drapeaux de la Tunisie et de l’UGTT, sans oublier des pancartes avec les portraits des dirigeants syndicaux historiques. La grève de Sfax constitue un bon démarrage pour la série de grèves régionales du même type annoncées d’ici le 1er décembre. Si le patronat persiste à ne pas céder, une grève générale nationale est d’ores et déjà envisagée. Des grèves capitales pour la classe ouvrière tunisienne L’UGTT a face à elle le syndicat patronal UTICA, son partenaire dans le « quartet du dialogue national », et qui reste inflexible pour le moment. Elle se trouve également face à un gouvernement de plus en plus fragilisé. Celui-ci doit en effet affronter la grave crise traversant le parti Nidaa Tounès ainsi que l’alliance au pouvoir. En ce qui le concerne, le gouvernement redoute ces tensions sociales, car il a été mis en demeure d’appliquer sans nouveau retard les « réformes » exigées par les « bailleurs de fonds » pour qu’ils continuent à financer un pays de plus en plus tributaire de la dette extérieure. Il est vital pour les travailleurs tunisiens, broyés par misère et la pauvreté, que les mobilisations en cours débouchent sur un coup d’arrêt à la dégradation continuelle de leur pouvoir d’achat. Il en va de même pour la direction de l’UGTT avant qu’elle ne s’envole pour recevoir, le 10 décembre, un prix Nobel vantant les mérites du compromis et du « dialogue ».

Sfax, le 21 novembre 2015 Notes :

1. Voir notamment l’article paru dans le numéro d’Inprecor paru fin octobre 2015 et dont le paragraphe concernant l’enchaînement des faits depuis 2011 est reproduit sur ESSF www.europe-solidaire.org/spip.php?article36253

2. Des rencontres ont eu lieu à ce sujet entre le secrétaire général de l’UGTT Houcine Abassi et le FMI, dont sa directrice générale du FMI Christine Lagarde.

3. Le recrutement dans le secteur pétrolier et la manutention portuaire est organisée sur un mode paritaire. P.-S. * Mohamed Abdel Mouleh est militant de la LGO et du Front populaire

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 17:20

Forum des associations des luttes démocratiques de l’immigration (FALDI) c/o – ATMF – 10, rue Affre – 75018 – Paris.

Tous Unis Contre le Terrorisme

Nous, associations membres du Forum des associations des luttes démocratiques de l’immigration (FALDI), dénonçons sans réserve les attentats barbares de Paris, Beyrouth, Ankara, Tunis, Bamako…, ainsi que les crimes massifs commis quotidiennement contre les populations syriennes et irakiennes. Après les attentats commis à Paris et près du Stade de Saint-Denis vendredi 13 novembre, le président de la République a annoncé des mesures de caractère essentiellement sécuritaires. L’une de ces mesures constitue une grave régression de l’Etat de droit et de l’égalité des citoyens : il s’agit de la possibilité du retrait de nationalité aux binationaux. Alors que la loi permet une telle mesure depuis la seconde guerre mondiale, le résultat immédiat de cette annonce est de stigmatiser les Français d’origine étrangère. Outre qu’une telle mesure ne peut en rien dissuader les candidats au terrorisme ni les empêcher de passer à l’acte, elle apparaît surtout comme une grave concession aux discours haineux de l’extrême droite et des groupements identitaires, partisans de la « guerre de civilisations », qui cherchent à créer un climat de guerre civile permanent dans notre pays comme en Europe. C’est, du même coup, tomber dans le piège tendu par les terroristes, lesquels ne s’embarrassent pas de distinction lorsqu’ils commettent leurs crimes. Par conséquent, nous appelons les pouvoirs publics : · à ne pas oublier que la lutte contre le terrorisme nécessite la mobilisation de l’ensemble des populations et des citoyen(ne)s sans distinctions, pour faire barrage aux idéologies mortifères, sectaires, racistes et xénophobes ; · à se décider à mettre en route de véritables politiques de lutte contre les exclusions sociales et la ségrégation territoriale ; · à agir au niveau international afin de favoriser la solidarité entre les peuples, dans le respect de leurs droits fondamentaux à l’autodétermination, à l'intégrité de leurs pays respectifs – aussi bien en Syrie, Irak, Lybie, Palestine qu’au Yémen ou en Afrique sub-saharienne –, et à dénoncer sans ambiguïté tous ceux qui soutiennent et financent les mouvements terroristes.

Paris, le 20 Novembre 2015 Les associations signataires : Agir pour le Changement Démocratique en Algérie – ACDA Assemblé Citoyenne des Originaires de Turquie – ACORT Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc – ASDHOM Association Démocratique des Tunisiens en France – ADTF Association des Familles des Prisonniers et des Disparus Sahraouis – AFAPREDESA Association Interculturelle de Production de Diffusion et de Documentation Audiovisuelle - AIDDA Association Marocaine des Droits Humains – Ile De France - AMDH Association des Marocains en France – AMF Association Promotion des Cultures et du Voyage – APCV Association Tunisie Culture et Solidarité – ATCS Association des Tunisiens en France - ATF Association des Travailleurs Maghrébins en France – ATMF Association des Tunisiens du Nord de la France – ATNF Cédetim / IPAM Collectif des Femmes Tunisiennes – CTF Collectif des Sans Papiers (75) – CSP – 75 Collectif International des Sans Papiers et Migrants - CISPM Comité pour le développement et le Patrimoine - Palestine - CDP Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Humains au Sahara Occidentale – CORELSO Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie – CRLDHT Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie –Belgique - CVDT Droit devant El Ghorba – Lyon Fédération des Associations de Soutien aux Travailleurs Immigrés - FASTI Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives - FTCR Forum Palestine Citoyenneté - FPC Immigration Développement et Démocratie - IDD Le Manifeste des libertés Mouvement Citoyen des Tunisiens en France - MCTF Le Pont de Genève – Suisse Réseau Euromaghrébin Citoyenneté et Culture – REMCC Sortir du colonialisme Union des Tunisiens pour une Action Citoyenne - UTAC Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens – UTIT ---------- Contact FALDI :- Abdallah Zniber :0033671213554 abdallah.zniber@wanadoo.fr – Driss El Kherchi :0033606816830 delkhirchi@yahoo.fr - Mouhieddine Cherbib : 00336505203416– cherbib@gmail.com ------------------------------------ ~منتدى

جمعيات النضال الديمقراطي بالمهجر - فالدي لنتحد جميعا ضد الإرهاب نحن ، منتدى جمعيات النضال الديمقراطي بالمهجر (فالدي)، نعبر عن إدانتنا الشديدة للهجمات البربرية التي طالت باريس ، بيروت، أنقرة ، تونس ، باماكو... وكذلك للجرائم البشعة التي ترتكب يوميا في حق الشعبين السوري والعراقي. بعد الهجمات الشنيعة التي طالت باريس وكذلك ملعب سان ديني يوم الجمعة 13 نوفمبر 2015 ،أعلن رئيس الجمهورية عن جملة من الإجراءات كانت في اغلبها ذات طابع أمني. أحد هذه الإجراءات ، وهو أمكانية سحب الجنسية الفرنسية من ذوي الجنسية المزدوجة ، يعد تراجعا خطيرا لدولة القانون وللمساواة بين كل المواطنين. ورغم أن القانون يبيح ذلك منذ الحرب العالمية الثانية، إلا أن إثارته الآن تعتبر إساءة للفرنسيين من أصول أجنبية. فإضافة إلى أن مثل هذا الإجراء لا يردع الإرهابيين ولن يمنعهم من المرور إلى الفعل و تنفيذ عملياتهم الإجرامية ، فانه يعتبر تنازلا خطيرا لصالح خطابات الكراهية التي يسوقها اليمين المتطرف والمجموعات الفاشية ، وهي الخطابات الداعية "لصراع الحضارات" والساعية إلى نشر مناخ من الحرب الأهلية الدائمة في بلادنا وفي أوروبا عامة. وهو كذلك سقوط في ذات فخ الارهابيين الذين لا يجدون حرجا في التمييز عند ارتكابهم للجرائم. لذا ندعو السلطات العمومية إلى: - الانتباه إلى أن مواجهة الإرهاب تتطلب وقفة من كل السكان و المواطنين دون تمييز وذلك لصدّ دعاة ثقافة الموت والطائفية والعنصرية والكراهية، - البدء بانتهاج سياسة فعلية لمجابهة الإقصاء الاجتماعي والتهميش، - التحرك دوليا من أجل تعزيز التضامن بين الشعوب واحترام الحقوق الأساسية في تقرير المصير ووحدة التراب لكل الدول: ابتداء من سوريا والعراق وفلسطين واليمن إلى بلدان جنوب الصحراء الإفريقية، وكذلك الكشف دون مواربة عن كل الدول التي تدعم وتموّل الحركات الإرهابية .

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 17:18

Article Crimes et loi PÉNAL |

Criminalité organisée et terrorisme « Il est de notre devoir de juristes de nous interroger ».

Dans une tribune, l’avocat pénaliste Henri Leclerc revient sur les risques que comporte l’état d’urgence. La France est en guerre a dit avec force le président de la République et la Nation rassemblée dans l’effroi, la peine et la colère le comprend et l’approuve. Ne discutons pas sur les mots. Il ne s’agit évidemment pas d’une guerre au sens juridique du terme, telle que les conventions internationales tentent d’en fixer les limites et les règles. Les crimes perpétrés le 13 novembre à Paris ne sont pas des crimes de guerre, ce sont des crimes commis par une bande d’assassins organisés pour tuer des civils désarmés qui savouraient les délices d’une douce soirée automnale sur une terrasse, au concert ou au match. Nous sommes bouleversés par ces victimes, sidérés par la violence des tueurs et effarés par leurs folles raisons. Et cette émotion commune engourdit notre pensée. Vengeance et sacrifice Il n’est pas possible de subir de tels actes sans y répondre. Mais ne pouvons-nous venger puisque les tueurs dans leur passion mortifère se sont fait exploser. Nous devons certes rechercher les autres membres de la bande ou leurs complices pour les juger, leur infliger des peines évidemment nécessaires. Nous pouvons aussi tuer leurs frères de crime et leurs maîtres en les bombardant, au risque de tuer nous aussi, collatéralement, des civils innocents et de disperser les germes de l’abcès en voulant le crever, comme le firent les Américains en Irak. Cela n’éradiquera pas, au moins à bref délai, le terrorisme. De toute façon chacun a bien compris que le danger n’est pas cantonné au Moyen-Orient. Les criminels sont ici, parmi nous. Les citoyens ne peuvent, pour mener cette « guerre » prendre les armes et partir comme ils le firent au XXesiècle, la fleur au fusil pour défendre la Nation. Mais peuvent-ils continuer à vivre entre chagrin et terreur, sans agir. Alors ils sont prêts à faire un sacrifice, celui de leurs libertés individuelles sur l’autel de la sécurité collective. L’état d’urgence a été déclaré immédiatement pour douze jours, les opérations policières se sont multipliées et l’enquête a progressé rapidement. L’assaut armé de Saint-Denis a montré à la fois l’efficacité des services et la détermination des criminels. Tout cela se fait selon la loi en vigueur. Convenait-il alors de la modifier, de prolonger dans le temps ce régime d’exception, de le renforcer en restreignant encore l’espace des libertés publiques si, voire comme l’a préconisé le président, réformer la Constitution ? L’opinion y est massivement favorable, le Parlement pour une fois quasi-unanime aussi, et demain la loi nouvelle sera la nôtre. Il est néanmoins de notre devoir de juristes de nous interroger. Réformer la Constitution ? Comme l’a rappelé le discours au Congrès, deux articles de la Constitution abordent les situations de crise institutionnelle grave. L’article 16 d’abord qui a donné lieu à bien des controverses. Il a été écrit à l’usage exclusif du général de Gaulle qui d’ailleurs ne l’utilisa qu’une fois le 23 avril 1961, pour mater le «pronunciamiento militaire», comme il l’appelait, des généraux à Alger. Ce régime peut être mis en œuvre « lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu ». Le président de la République devient alors une sorte de monarque absolu qui prend des « décisions » de valeur législative, et n’a d’autre obligation que de consulter le Parlement et le Conseil constitutionnel. Cette disposition est totalement obsolète et doit disparaître de notre charte commune mais cela peut attendre. L’article 36, lui aussi montré du doigt, est bref : « L’état de siège est décrété en conseil des ministres. Sa prorogation au-delà de douze jours ne peut être autorisée que par le Parlement ». Selon l’article L. 2121-1 du code de la défense, il ne peut être déclaré, par décret en conseil des ministres, qu’« en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée ». Il consiste à transférer à l’autorité militaire tous les pouvoirs pour le maintien de l’ordre et la police. Non seulement il n’a jamais été mis en œuvre mais l’archaïsme évident de ce régime de droit d’exception le rend totalement caduc. Là encore, on peut attendre pour lancer la procédure légitimement lourde, de la réforme constitutionnelle. L’état d’urgence Six mois après le commencement de l’insurrection algérienne, Edgar Faure, président du Conseil, fit voter la loi du 3 avril 1955 qui crée une sorte d’état de siège atténué en cas de « péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ». Instauré par un décret en conseil des ministres pour une période limitée à douze jours. Sa durée peut néanmoins être prorogée par une loi qui fixe sa durée définitive, mais qui peut être elle-même prorogée par une nouvelle loi. Il relègue l’autorité judiciaire à un rôle secondaire par rapport à l’exécutif et les restrictions des libertés publiques qu’il prévoit sont importantes : limitation de la circulation des personnes et des véhicules, interdictions de séjour ou assignation à résidence des suspects, l’interdiction des réunions, fermeture des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion, perquisitions administratives de nuit. En 1984, il fut instauré en Nouvelle Calédonie pour répondre à de graves troubles et en 2005 en Ile-de-France pour juguler les émeutes de banlieue, mais pour une période qui fut finalement écourtée à moins de deux mois. Toutefois l’expérience la plus éclairante est celle de 1961. C’est une « décision » du général de Gaulle prise en vertu de l’article 16 qui ordonna la première prorogation et l’état d’urgence dura de prorogations en prorogations plus de deux ans. Rappelons que c’est en raison de cet état d’urgence que fut interdite et violemment réprimée, le 28 février 1962, une manifestation pacifique pour la paix en Algérie et contre l’OAS. Il y eut neuf morts au métro Charonne. Il peut donc être risqué de trop prolonger un régime « d’urgence » dont on finit presque par oublier les raisons, alors qu’il avait été mis en place pour répondre à une situation qui exigeait des réponses rapides et qui aurait dû rester très limité dans le temps. La loi nouvelle Les députés, à une écrasante majorité, ont prolongé de trois mois l’état d’urgence instauré du 14 au 26 novembre et élargi l’espace des mesures d’exception prévues par la loi. Entre autres, l’assignation à résidence est élargie et renforcée. Elle concerne des personnes suspectes à l’égard desquelles il existe « des raisons sérieuses de penser que leur comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public ». On pourra leur imposer de rester douze heures enfermées, d’aller pointer trois fois par jour, de ne pas rencontrer d’autres suspects, sans parler du bracelet électronique qu’on pourra imposer à ceux qui ont déjà été condamnés, mais accompli leur peine depuis moins de huit ans (curieusement « avec leur consentement » !). C’est le temps des suspects. On leur impose une quasi-rétention administrative sans l’aval du moindre juge. Certes ils pourront former un recours devant le juge administratif qui est loin d’être négligent en matière de liberté individuelle, mais il n’en est pas le gardien comme l’autorité judiciaire. Le texte prévoit le droit pour l’autorité administrative de bloquer des sites internet et des réseaux sociaux faisant l’apologie du terrorisme ou incitant à des actes terroristes. Cette mesure, d’un maniement délicat, existait déjà. Les autres mesures de la loi de 1955 sont maintenues avec quelques ajouts, à l’exception forte heureuse des mesures à l’encontre des médias. Nul ne peut contester qu’il s’agisse dans son ensemble d’un appareil très contraignant qui ne peut être acceptable dans une société démocratique qu’en raison des graves atteintes dont elle est l’objet ce qui est le cas mais aussi pour un temps très limité. Ce qui pose problème. Répondre à l’angoisse ? Les pouvoirs publics se devaient d’agir pour répondre à l’angoisse collective et les opérations policières, très médiatisées et spectaculairement couronnées de succès, ont en partie effacé l’inquiétante impression de l’opinion, d’un amateurisme des services incapables de prévenir ces actes annoncés comme inéluctables par ce juge « antiterroriste » remarquable qu’a été le juge Marc Trévidic. En fait, les dispositions législatives nouvelles sont d’abord un instrument de communication. Du pouvoir politique. La quasi-unanimité des parlementaires a un parfum d’union sacrée, rassurante après les dérapages incontrôlés des premières séances de l’Assemblée. Et pourtant le juriste ne peut être totalement rassuré et serein. Nos amis américains ont connu les mêmes angoisses après le massacre du 11 septembre 2001. Georges Bush a fait voter une loi d’exception, le Patriot act qui prévoyait notamment la détention sans aucun contrôle judiciaire de suspects qualifiés de « combattants ennemis ». On sait les conséquences tragiques de cette disposition dans l’infernal camp de Guantanamo, unanimement condamné. Et pourtant le Président Obama après sept ans de mandat n’a pas eu la force politique de le supprimer comme il s’y était engagé. Certes la loi sur l’état d’urgence n’est pas le Patriot act, mais ce précédent ne peut être négligé. L’état d’urgence doit se terminer en février 2016. François Hollande a dit justement qu’il fallait éradiquer le terrorisme. Il ne le sera hélas certainement pas en février 2016. Qui aura alors le courage de proposer qu’il soit mis fin à cette situation d’exception en ne la renouvelant pas ? Ne risquons-nous pas de nous enliser dans une situation qui perdure ? Depuis 2002, au moins dix lois ont été votées pour lutter contre le terrorisme. Une procédure très spéciale a été mise en place.

Nos juges sont-ils si empotés qu’il faille les déposséder durablement de leurs prérogatives constitutionnelles ?

Maintenant que la loi est votée, elle est la loi de la République. Il faut souhaiter que nos législateurs aient le courage de ne pas laisser cette législation d’exception se transformer en loi pérenne.

par Henri Leclercle 23 novembre 2015

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 17:09

SOLIDAIRES CONTREE LE TERRORISME ET LA PEUR

Al Massar France, « Voie démocratique et sociale en Tunisie » et sa fédération France condamnent fermement les attentas kamikaze perpétrés vendredi 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du stade de France. Ces attentats que rien ne peut justifier, revendiqués par Daesh, ont fait plus de cent morts et des centaines de blessés dont beaucoup sont dans un état grave. Al Massar France, présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes et les assure de l’entière solidarité de ses cadres et militants en France comme en Tunisie. Ces actes criminels ont frappé aveuglément des victimes innocentes, ont endeuillé la France entière et provoqué l’indignation de tous les citoyens dans leur diversité mais aussi l’expression d’une large solidarité nationale et internationale. Al Massar France, appelle toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens vivant en France, à manifester leur entière solidarité avec les victimes de ces actes barbares, à ne pas céder à la peur et à affirmer leur attachement à défendre le vivre ensemble dans le respect des droits et des libertés de tous. L’état d’urgence, décrété pour une longue période et les mesures qui peuvent en découler ainsi que le traumatisme collectif pourraient entrainer des crispations et des tentatives d’amalgames et de stigmatisation par les forces xénophobes qui ont souvent cherché à exploiter les moments de désarroi et d’incertitude pour développer un discours identitaire et dresser les communautés les unes contre les autres. Al Massar France rappelle que l’état d’urgence et les mesures qui en découlent sont pris pour la sécurité et la protection des libertés. Ils ne doivent en aucune manière se retourner contre les citoyens désireux de jouir de ces libertés ni servir de prétexte pour laisser se développer un discours de division, de stigmatisation et d’exclusion des populations d’origine étrangère.

Attachés à la citoyenneté, au vivre ensemble dans la diversité, et à la défense des libertés individuelles et collectives, nous appelons à la vigilance de tous contre les risques de dérives et à la défense des valeurs de la République « liberté, égalité fraternité »

Al Massar France Le 19 novembre 2015

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 17:04

http://www.huffingtonpost.fr/anne-lebreton/decheance-nationalite-francais-binationaux_b_8588582.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001

Anne Lebreton Devenez fan Adjointe au Maire, Paris 4e,

Chargée des familles, de la lutte contre les exclusions, de la protection de l'enfance et des personnes âgées

Monsieur le Président, vous avez mis un couteau dans le dos des binationaux

POLITIQUE - J'ai découvert hier avec stupéfaction, Monsieur le Président, vos propositions sur la déchéance de nationalité. En 2010, le Discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy avait été le déclencheur de mon engagement politique au Centre. J'avais été particulièrement révoltée par une proposition faite dans ce discours: "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police ou d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique." Non pas que je défende -loin s'en faut- les meurtriers de policiers ou de militaires mais cette proposition introduisait l'idée que certains français étaient moins français que d'autres. Je voyais le poison contenu dans une telle idée dont le bénéfice imaginaire serait bien évidement nul. Hier, Monsieur le Président vous avez été un pas plus loin: vous avez proposé de déchoir de leur nationalité des Français nés français. Vous avez jeté la suspicion sur nous. Vous avez suggéré que nous pourrions être une cinquième colonne. N'y avait-il pas mieux à faire en ce moment où, à Paris, tout le monde a perdu, au moins, un ami d'ami? Comme Antoine Leiris l'a écrit de manière si bouleversante, ces assassins sont des âmes mortes. Mais ils n'auront pas ma haine non plus. Je les assume: ils sont le fruit de nos entrailles, des enfants du pays. C'est ça la dure réalité à laquelle nous devons faire face: ils sont nos monstres, pas ceux de quelqu'un d'autre. A l'heure de la mondialisation, à l'heure de l'Europe, les binationaux sont franco-algériens, franco-marocains, franco-espagnols, franco-russes, franco-américains, franco-anglais, franco-turcs, etc. C'est ça qu'il veulent détruire: l'ouverture sur le monde, le brassage, le métissage, la liberté de vivre comme on veut. Nous, les binationaux, en avons toujours été naturellement les ambassadeurs. Vous êtes tombé dans le piège. Vous nous avez mis un couteau dans le dos. En effet, comment mesurer le poison de la suspicion jetée sur des millions de français à l'aune de 3 ou 4 déchéances de nationalité sans aucune efficacité? Dans ces conditions, comment réussir l'inclusion des français binationaux à la communauté nationale? Comment ne pas susciter un sentiment d'exclusion et de défiance chez nous, les "pas tout à fait Français"? Vous nous avez sacrifié pour rien, alors que vous deviez être notre Président. Vous avez fait de nous des français de seconde zone. Pensez vous réellement qu'un kamikaze se soucie de la déchéance de sa nationalité? Pensez vous que le 2ème pays de nationalité d'un criminel accepterait de l'accueillir alors qu'il a été élevé en France? Nous aurons des criminels déchus de leur nationalité dans des prisons françaises? A quoi bon? Nous ferons une course à l'échalote avec l'autre pays qui essayera de déchoir les criminels de leur nationalité avant nous? A quoi bon? Nous pourrons empêcher quelques français partis en Syrie de revenir en France? Et même, puisqu'ils reviennent avec de faux passeports. Et que feront nous des autres? De ceux, nombreux (un tiers, il paraît), qui ne sont que Français, voire "bien Français", comme on dit? C'est-à-dire pas d'origine arabe et pas de famille musulmane. Tout ça pour ça? pour rien? Ces criminels sont "notre" problème, c'est ça qu'il faut intégrer. Il faut l'intégrer profondément, dans notre tête, dans notre corps. Ne cherchez pas à rejeter la faute sur d'autres. Alors au lieu de remettre en cause l'égalité de tous les français devant la loi: - Allez en Syrie aider à détruire Daech -Et retournez aussi dans les quartiers où les forces de l'ordre et les enseignants ne veulent plus aller -Remettez les enfants sur le chemin de l'école pour tous et l'ascenseur social en marche -Faites baisser le chômage pour que les jeunes recommencent à croire qu'ils ont un avenir -Réformez, déverrouillez le travail pour qu'il y ait de la place pour tous Mais, Monsieur le Président, ne faites pas de nous vos boucs émissaires.

J'en profite aussi pour vous rappeler la phrase de Benjamin Franklin: "They who can give up essential liberty to obtain a little temporary safety, deserve neither liberty or safety" -

Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté, ni la sécurité.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:56

Association des Travailleurs Maghrébins de France ~جمعية العمال المغاربيين بفرنسا r10, rue, Affre. 75018. Paris Tél/Fax : 01 42 55 91 82 national@atmf.org / www.atmf.org

Communiqué de l’ATMF – attentats du 13 novembre 2015

Devant l’innommable l’ATMF salue avec respect la mémoire des victimes innocentes tombées sous les balles des barbares le vendredi 13 novembre 2015 à Paris.

Nous ne les oublierons jamais. Avec toutes les voix qui se sont élevées à travers le monde, nous présentons nos fraternelles condoléances à leurs familles et à leurs proches. Nous assurons de toutes nos forces notre soutien aux blessé-e-s et, avec eux parmi des millions de citoyens nous résisterons résolument.

Nous condamnons avec la plus totale fermeté le pouvoir de l’abjection qui a frappé et ôté la vie, toujours et à chaque fois unique, singulière et irremplaçable, d’au moins 129 de nos concitoyen-ne-s à Paris.

Foulant à ses pieds toutes les valeurs humanistes et d’ouverture de l’islam, ce pouvoir-de-la-terreur massacre et saccage, au nom d’une interprétation de l’islam qui cache ses véritables intérêts de prise de pouvoir, de domination, de main mise sur les richesses des sous-sol partout où il sévit, contre les peuples arabes et musulmans en général.

Le double jeu, du plus grand danger, adopté à son égard par les Etats pétrodollars ne fait que le renforcer vers le pire. Le silence et/ou la complicité directe de la majorité des pays développés, Etats-Unis en tête (semant d’autres formes de barbarie technologique depuis Georges Bush aux drones d’Obama qui «tuent neuf civils pour un terroriste»), complicité qui a conforté historiquement aussi bien ses origines que sa progression. Le tout sous l’empire du capitalisme mondialisé qui réouvre et emprunte de nouvelles voies d’un mode d’exploitation néocolonial.

A ce titre, nous rappelons que les peuples et les démocrates, en particulier du Sud de la Méditerranée, ont été écartés et délibérément exclus du débat et des moyens d’action par le choix de ces mêmes Etats, alors même qu’ils payaient encore, les premiers, le prix fort de leur engagement contre les différentes formes de dictatures étatiques et des intégrismes.

Toujours dans ce sens, nous considérons plus que jamais que face à la terreur, la contre-terreur est contreproductive. La guerre provoque et/ou amplifie d’autres guerres. Les frappes aériennes n’atteindront pas le but exploité en raison du terrain métastatique de part en part.

Seule une politique de paix digne de ce nom est et restera le projet de l’Humanité tel que le rêvent au quotidien et en pratique les peuples de la Terre.

L’état d’urgence « permanent » va mettre à mal la démocratie d’autant plus qu’elle dispose en son sein des moyens pour assurer sa défense à tous les niveaux. Défendre la démocratie contre la barbarie est un devoir, mais avec les moyens démocratiques d’un véritable Etat de droit. Et c’est à cet égard que les mesures concédées à la droite et à l’extrême-droite sont significatives et dangereuses : sur les terroristes d’origine étrangère, les premiers veulent clairement des «Guantanamo » à la française, et les seconds, par la déchéance de la nationalité aux dits binationaux, veulent clairement une «France de race blanche et chrétienne».

Cette double séparation est pire qu’une source de discriminations. C’est une véritable rupture généalogique qui marquera à jamais les jeunes, les familles, l’histoire… Pour la sérénité de tous, nous en appelons à d’autres types d’approches qui prennent en considération tout ce qui a été bâti en commun. Des approches qui réhabilitent le statut et l’image des parents. Des approches sociales et culturalistes qui ouvrent des voies d’avenir décent aux jeunes des quartiers populaires.

Dans ces mêmes soucis majeurs, nous devons mobiliser toute notre vigilance et notre solidarité de base et stratégique avec les nouveaux migrants et l’immigration en général/

Dans un tel contexte, l’ATMF lance un appel toutes les associations issues de l’immigration et leurs partenaires à se regrouper de nouveau autour de ces questions essentielles, et continuer à défendre, malgré tout, les droits fondamentaux collectifs et personnels.

Continuons le combat unitaire pour l’égalité des droits et le droit à l’égalité.

Paris, le 18 novembre 2015

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:51

L’ACORT L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie LA BARBARIE A ENCORE UNE FOIS TOUCHE L’HUMANITE !

2 BIS, RUE BOUCHARDON 75010 PARIS TEL : 01 42 01 12 60 FAX : 01 42 01 02 86 Email : acort@acort.org

La barbarie dont les victimes se comptent par des milliers dans le monde (Tunis, Beyrouth, Suruç, Ankara, Syrie, Nigeria, Kobâne…) a encore une fois touché Paris. Le 13 novembre 2015, les effroyables attaques terroristes simultanées à Paris et à Saint-Denis, ont fait plus de 129 morts et 352 blessés dont une centaine dans un état grave. C’est le pire évènement terroriste que la France n’ait jamais connu. Notre compassion et nos condoléances les plus sincères vont aux familles des victimes, à leurs proches, aux témoins et à toutes les personnes touchées par ce drame. Ces attaques menées par des individus ayant rompu tout lien avec leur humanité ont pour cible toute la population française dans sa diversité, elles visent nos valeurs et notre vivre ensemble. Aujourd’hui, plus que jamais L’Assemblée Citoyenne des Originiares de Turquie (L’ACORT) affirme avec force son combat contre toutes formes de fondamentalismes religieux et nationalistes et s’engage à renforcer ses activités dans l’objectif de justice, de liberté et d’égalité. Dans ce combat, la première question que nous devons nous poser en tant que société civile est la suivante : comment des jeunes citoyens de notre pays peuvent se transformer en auteurs d’attentats suicides démunis de toute humanité ? Pour L’ACORT notre combat est double ; - Lutter contre toutes formes de discriminations et pour l’égalité des droits effectifs des citoyens et de l’ensemble des quartiers qui composent notre France. - Lutter contre toutes les formes de fondamentalismes et de nationalismes présents dans notre société.

L’ACORT appelle tous les citoyens français à ne pas tomber dans le piège de la peur, de la division et de continuer à rester solidaires dans leurs diversités en ne faisant pas d’amalgame. Paris, le 17 novembre 2015

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:43

دعــوة في إطار تضامن تونس مع فرنسا عقب الهجمات الإرهابية التي استهدفت باريس مساء الجمعة 13 نوفمبر 2015، وما عرفته بلادنا من أعمال إرهابية مماثلة،

أتشرف بدعوتكم للمشاركة في الحوار الذي سينتظم تحت إشراف: السيـــد الطيـب البكّــوش وزيــر الشــؤون الخارجيـة حول موضوع : " التصدّي للإرهاب والتطرف مسؤولية جماعية" وذلك يوم السبت 21 نوفمبر 2015، على الساعة العاشرة والنصف صباحا بفضاء "دار تونس" الكائن بــ: 45,Boulevard Jourdan-75014- Paris وفي انتظار تأكيد مشاركتكم تفضلوا بقبول فائق عبارات التقدير. القنصل العام علي الشعلالي

Invitation

Suite aux attaques terroristes de Paris le soir du Vendredi 13 Novembre 2015, aux actes similaires commis en Tunisie, et dans le cadre de la solidarité de notre pays avec la France,

j'ai l'honneur de vous inviter à participer au débat qui se déroulera sous l'égide de: Monsieur Taieb BACCOUCHE Ministre des Affaires étrangères autour du thème de : "La lutte contre le terrorisme et l'extrémisme : Une responsabilité collective "

Le Samedi 21 Novembre 2015 à partir de 10h30h à la "Maison de Tunisie" sise au : 45, Boulevard Jourdan -75014- Paris. Nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre participation avant le 22 Novembre 2015 à midi au plus tard.

Ali CHAALALI

Le Consul Général de Tunisie à Paris

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